Du dialogue social en Mairie de Beaucaire

On peut le déplorer mais c’est un fait, les instances représentatives du personnel ont peu de pouvoir dans la fonction publique territoriale.

A la Maire de Beaucaire, malheureusement, ça fait longtemps que c’est encore pire…

On peut le déplorer mais c’est un fait, les instances représentatives du personnel ont peu de pouvoir dans la fonction publique territoriale.

Au final ce sont toujours les exécutifs qui ont le dernier mots donc sauf volonté politique particulière il est bien rare que les agents, qui sont pourtant détenteurs de l’expertise et des savoirs faire soient associés aux décisions concernant l’organisation et le contenu du travail en général. En caricaturant on pourrait être tenté de dire que le dialogue social, en l’absence de rapport de force, c’est un peu « cause toujours ».

Au demeurant ces instances contraignent les exécutifs à faire preuve de transparence et d’attention vis-à-vis des représentants du personnel. Ce qui permet à ces derniers de pouvoir rendre compte auprès de leurs collègues de l’attitude adoptée par leur employeur et de fait de pouvoir susciter de possibles mobilisations collectives.

A la Maire de Beaucaire, malheureusement, ça fait longtemps que l’on en est plus là…

D’abord il y a eu le début du premier mandat (2014) de Julien Sanchez avec cette atmosphère de défiance et de surveillance généralisée des personnels de la Mairie.

Harcèlement et délation se sont banalisés, augmentant les arrêts de travail, destructurant les collectifs de travail et affaiblissant les instances représentatives du personnel.

Comme souvent dans ce type de cas de figure, les élus du personnels se sont vus de plus en plus isolés. A tel point que fin 2018, pour les élections professionnelles, aucun syndicat n’a déposé de liste. De fait comme le stipule la loi, en l’absence de candidats, les représentants du personnels ont donc été tirés au sort. Malheureusement, trois ans après, ambiance mortifère aidant, nombre d’entre eux ont démissionné.

Aberration de la loi, triple peine, appelons celà comme on veut, dans cette situation, les textes prévoient que ce sont des élus de la majorité municipale qui vont représenter le personnel dans les instances paritaires. Ainsi dorénavant des élus RN donnent-ils, pour le compte des personnels, leurs avis sur l’organisation du travail ou les conditions d’hygiène et de sécurité.

Avec Julien Sanchez la rhétorique est toujours aussi limpide, qu’il s’agisse du conseil municipal ou d’une instance représentative du personnel, l’opposition ne se combat pas, on la baillonne voire on la détruit.

F. FOUSSARD

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